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	<title>Abandon of a band done &#124; Comics Book Artists Montreal</title>
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	<description>Abandon of a band done - comic book  bande-dessinée bd</description>
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		<title>ComicCon en septembre</title>
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		<pubDate>Mon, 21 Jun 2010 17:30:59 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Si vous voulez un copie dédicacée de Solo de Banjo, venez nous voir les 11 et 12 Septembre à la Place Bonaventure.
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			<content:encoded><![CDATA[<p>Si vous voulez un copie dédicacée de Solo de Banjo, venez nous voir les 11 et 12 Septembre à la Place Bonaventure.</p>
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		<title>Salon du livre de Québec</title>
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		<pubDate>Tue, 16 Mar 2010 16:15:21 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Venez nous voir au Kiosque Front froid les 10 et 11 avril&#8230;.La bête et le fauve seront prêts, plume en main&#8230;
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			<content:encoded><![CDATA[<p>Venez nous voir au Kiosque Front froid les 10 et 11 avril&#8230;.La bête et le fauve seront prêts, plume en main&#8230;</p>
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		<title>Silliw VII: La Macaza (1986)</title>
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		<pubDate>Tue, 16 Mar 2010 16:11:54 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[L&#8217;éclairage est instable au Cock n&#8217; bull mais Silliw n&#8217;en sait rien. Il parcourt les âmes devant une pinte de bière sans intérêt et tente une fois de plus de trouver un joyau insoupçonné. La région voit ses maux de têtes se répandre comme une nuée de grillons et Silliw reste là, immobile, les yeux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-73" title="silliwnet copy" src="http://abandon-of-a-band-done.com/wp-content/uploads/2009/07/silliwnet-copy.jpg" alt="silliwnet copy" width="100" height="100" />L&#8217;éclairage est instable au Cock n&#8217; bull mais Silliw n&#8217;en sait rien. Il parcourt les âmes devant une pinte de bière sans intérêt et tente une fois de plus de trouver un joyau insoupçonné. La région voit ses maux de têtes se répandre comme une nuée de grillons et Silliw reste là, immobile, les yeux fermés et la bouche dansant au rythme de la prospection. Son sourire noir, sans espoir, tient à distance ceux qui voudraient se délier la langue. Silliw n&#8217;a pas envie de discuter, il se cherche un nouveau jouet: un biographe. Au bar, Stacey observe Silliw et <span id="more-298"></span>semble intriguée. Elle n&#8217;a pas peur mais se demande quand même qui est vraiment cet homme étrange qui ne boit jamais ce qu&#8217;il commande et dont l&#8217;apparence, qu&#8217;on le veuille ou non, inquiète. Au moment où elle s&#8217;approche de lui, elle ressent un picotement à la nuque et se dirige aussitôt vers la salle de bain. Silliw se lève et quitte froidement sa pinte et ses recherches, il a trouvé son biographe. Le grand vautour sort et traverse la rue pour se rendre dans une autre taverne. Il demande et paie sa pinte comme d&#8217;habitude, la donne au premier chanceux et s&#8217;assoit seul à la table la plus seule.</p>
<p>Pendant ce temps là, Gaston ne s&#8217;endort pas dans sa cellule de La Macaza. Les récents maux de têtes n&#8217;ont rien pour aider le sommeil et il n&#8217;a pas à se demander bien longtemps s&#8217;ils sont dus au sevrage quand une voix résonne dans sa tête.</p>
<p>-T&#8217;en as pour combien de temps petit prédateur?</p>
<p>Gaston se lève et se met de l&#8217;eau dans le visage.</p>
<p>-J&#8217;ai des questions simples pour toi et tu n&#8217;as pas à répondre à haute voix, tu te développerais une mauvaise réputation et dans ta position, ta réputation est ton seul ami.</p>
<p>Gaston allume la vieille lampe de chevet et ouvre un livre et commence à écrire nerveusement.</p>
<p>-Tu n&#8217;as toujours pas répondu à ma première question?</p>
<p>Gaston dépose son livre, vomit ses chops de porc et ses petites patates brunes puis retourne se rafraîchir le visage.</p>
<p>-La voix que tu entends ne vient pas de ton subconscient, Gaston. Cette voix c&#8217;est la mienne. Pour combien de temps es-tu pris dans ce trou?</p>
<p>Gaston se regarde dans le miroir et répond, plus pour lui-même que pour Silliw, avec le poids des mots qui le serrent.</p>
<p>-Quat&#8230;Quatre ans.</p>
<p>-Quatre ans? Je pourrais faire en sorte que ces quatre années servent à l&#8217;humanité.</p>
<p>Avant cette intrusion, les remords avaient presque poussés Gaston dans la folie mais maintenant que ça se concrétise, il ne croit toujours pas que cette voix vient de l&#8217;extérieur. Pour lui, il a simplement ce qu&#8217;il mérite. Seulement, Silliw persiste.</p>
<p>-J&#8217;ai un beau projet pour toi, qui n&#8217;est pas très occupé.</p>
<p>-Un projet?</p>
<p>-Tu commence à comprendre? Ce que je te propose est simple, tu mettras ma vie en mots.</p>
<p>-Je ne suis pas un biographe, je suis un professeur&#8230;de philosophie.</p>
<p>-De mon point de vue, t&#8217;es rien de plus qu&#8217;une grosse erreur qui devrait éviter d&#8217;en faire une autre.</p>
<p>-Est-ce que je pourrais savoir quel genre de vie on parle ici?</p>
<p>-On aura tout le temps d&#8217;en faire le tour mais pour te mettre dans l&#8217;ambiance, je pourrais te réciter l&#8217;impression que j&#8217;avais laissé sur une vieille connaissance.</p>
<p>Gaston laisse les larmes couler et comprend un peu mieux ce qui l&#8217;attend.</p>
<p>-Curiosities and the precise art of infinite mechanical madness or how Silliw find a way to build the only thing that kept him away from the god&#8217;s seat. A throne only occupied to this day by men&#8217;s invention and mythology. Silliw took this special throne in front of science, the human hearth and soul but above all, the entire universe in which he was born. He dit it only pursuing his quest of death, the only thing that really matter to him.</p>
<p>-Tu veux que j&#8217;écrive en anglais? Tu te trompe de plume.</p>
<p>-Celui qui avait prononcé ces paroles ne connaissait que l&#8217;anglais et est maintenant mort depuis plus de cent ans, deux raisons qui te rendent plus utile que tu sembles le penser.</p>
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		<title>Silliw VI: Merci pour toutes ces années (1884)</title>
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		<pubDate>Wed, 17 Feb 2010 17:44:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Pendant toute une décennie et un peu plus, Silliw se retrouve dans une crise existentielle difficilement explicable où les moindres pulsations humaines et ses propres échecs le paralysent. Il connaîtra une période semblable vers la fin du 20e siècle et sans parler de vulnérabilité, on peut dire que dans ces deux phases, Silliw eut les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-73" title="silliwnet copy" src="http://abandon-of-a-band-done.com/wp-content/uploads/2009/07/silliwnet-copy.jpg" alt="silliwnet copy" width="100" height="100" />Pendant toute une décennie et un peu plus, Silliw se retrouve dans une crise existentielle difficilement explicable où les moindres pulsations humaines et ses propres échecs le paralysent. Il connaîtra une période semblable vers la fin du 20e siècle et sans parler de vulnérabilité, on peut dire que dans ces deux phases, Silliw eut les traits moraux de ceux qui l’entouraient. Il a eu des amis, des confidents et même des admirateurs. De par sa nature, cette forme de publicité est totalement pernicieuse mais Silliw résiste et son Ina ne peut rien pour l&#8217;instant. Il est à Montréal depuis <span id="more-294"></span>quelques années maintenant et la considère comme son lit douillet. Pourtant, ce soir, il lèvera les voiles, mais pas sans s&#8217;enquérir de Carl et de son cadeau.</p>
<p>Silliw marche d&#8217;un pas incertain sur un chemin bouetteux et regarde devant, plus haut que l&#8217;horizon. Il porte un grand manteau de feutre terra cota et un canotier noir confectionné par Carl. La rue est presque déserte pavant la voie à un spectaculaire dégourdissement. La cadence de Silliw ralentit alors que ses notab se déploient, naturellement, sans effort. Il grimpe une maison de pierre avec une grâce terrifiante et poursuit son déplacement d&#8217;un toit à l&#8217;autre comme un roi transporté par ses serviteurs. Silliw s&#8217;arrête, fixe le nord quelques minutes avant de redescendre la façade d&#8217;une maison en bois mal entretenu et avec le dernier notab à découvert, ouvre la porte de devant. Une voix chaleureuse mais inquiète perce le silence.</p>
<p>-Qui qui est là?</p>
<p>-Celui qui ne cogne jamais. Dit Silliw pour lui-même.</p>
<p>-C&#8217;est toi mon frère?</p>
<p>Silliw s&#8217;approche de la cuisine où Carl se trouve et confirme sa présence.</p>
<p>-Je suis plus qu&#8217;un frère Carl, n&#8217;oublie jamais ça.</p>
<p>Carl se lève les yeux pleins d&#8217;eau et s&#8217;apprête à lui faire une accolade quand Silliw intervient brusquement.</p>
<p>-Reste où tu es Carl. Je vois que tes nouvelles jambes te font prendre des risques stupides.</p>
<p>Carl se rassoit et libère les larmes déjà accumulées avant d&#8217;afficher un sourire admiratif.</p>
<p>-Je voulais juste te serrer dans mes bras, Willy. C&#8217;est pas en te fabriquant des chapeaux que j&#8217;vas te remercier. Je sais que j’peux pas te toucher bâtard mais t&#8217;as-tu compris ce qui se passe. Tu m&#8217;emmène dans l’bois sans que j&#8217;le sache, j’me réveille en panique avec ces affaires-là. Je cours jusqu&#8217;à chez nous. Une heure pour me rendre sans arrêter de courir. Une heure!!! Ça fait trois jours que j’suis icitte pis qu&#8217;j'ose même pas marcher.</p>
<p>Silliw ne s&#8217;assoit pas et dépose le chapeau sur la table.</p>
<p>-As-tu besoin de quelque chose avant que je parte?</p>
<p>Carl a le visage dans les mains et ne semble pas avoir entendu la dernière phrase quand il lève son visage écarlate.</p>
<p>-Tu t&#8217;en vas où?</p>
<p>-Quelque part où tes jambes ne te serviraient à rien.</p>
<p>-Tu r&#8217;viens pas j&#8217;imagine?</p>
<p>-Si tu ne fait pas honneur à ce que je t&#8217;ai offert, tu me reverras et je serai bien différent de celui que tu as connu.</p>
<p>Carl dépose sa main sur le canotier et regarde Silliw, sans vigueur.</p>
<p>-Merci&#8230;..Merci pour toutes ces années.</p>
<p>-Profites-en Carl, ton temps est précieux.</p>
<p>Silliw quitta alors la maison de la même façon qu&#8217;il est entré.</p>
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		<title>Silliw V: La plus belle sculpture (1838)</title>
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		<pubDate>Thu, 11 Feb 2010 19:19:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[ Il a été banni et accueilli. Il a été perçu comme un monstre puis comme un dieu. Sa notoriété peu enviable s&#8217;est étoffée en mythe. Son parcours d&#8217;autocastration est devenu une épopée sanguinaire et la légende aurait grandit comme un nuage noir sans l&#8217;avènement de l&#8217;ère moderne et d&#8217;un tout petit allié: les fourmis. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-73" title="silliwnet copy" src="http://abandon-of-a-band-done.com/wp-content/uploads/2009/07/silliwnet-copy.jpg" alt="silliwnet copy" width="100" height="100" /> Il a été banni et accueilli. Il a été perçu comme un monstre puis comme un dieu. Sa notoriété peu enviable s&#8217;est étoffée en mythe. Son parcours d&#8217;autocastration est devenu une épopée sanguinaire et la légende aurait grandit comme un nuage noir sans l&#8217;avènement de l&#8217;ère moderne et d&#8217;un tout petit allié: les fourmis. Quand, dans la première moitié du 19e siècle, Silliw alla se faire mordre par le froid arctique, c&#8217;était pour tuer la voix stridente de la civilisation en pleine ébullition. La moindre activité cérébrale <span id="more-290"></span>environnante monopolisait son Ina et rendait son existence intolérable. Retourner sur Perebundis impliquait un supplice exemplaire et la terre était clairement incapable d&#8217;offrir la mort. S&#8217;envelopper de la rigueur glaciale était l&#8217;avenue la plus paisible.</p>
<p>Voilà maintenant presque 50 ans que Silliw s&#8217;oublie sur le plancher de la mer de Baffin et, à part quelques rares escapades, boit doucement l&#8217;humanité. Les informations continuent d&#8217;affluer mais doivent prendre un numéro et attendre. Silliw n&#8217;étouffe plus, la morsure du froid ralentit le cauchemars et le rend malléable. Il est presqu&#8217;en paix. Il mâche et digère le festin invisible. L&#8217;émerveillement grandit, il entend la voix des morts, ces âmes errantes qui cherchent une oreille. Le desespoir ne le quitte cependant pas, l&#8217;Ina s&#8217;alourdit et la perspective d&#8217;être libéré par la mort s&#8217;amenuise. L&#8217;avenir est écrasant. L&#8217;infusion de connaissance est corsée mais des courants de toutes sortes s&#8217;y faufilent. Des appels à l&#8217;aide, des émanations psychiques inconnues, des résidus préhistoriques ou extra-terrestre et même des invitations, pour la plupart futiles. Dans cet épais ragoût, une voix porte plus que les autres. Une que Silliw devra prendre au sérieux, une qui le sortira peut-être de sa léthargie.</p>
<p>- (on peut le faire&#8230;laisse-nous le faire&#8230;nous sommes des artistes de la chair&#8230;une sculpture de libération&#8230;nous sommes ce qu&#8217;il te faut&#8230;nous avons comme toi le temps&#8230;nous sommes prêts&#8230;nous sommes des artistes de la chair&#8230;laisse-nous travailler&#8230;laisse-nous te libérer&#8230;on peut le faire)*</p>
<p>Cette invitation, Silliw l&#8217;entend depuis le premier jour et même s&#8217;il ne l&#8217;a jamais senti gagner en aggressivité, son Ina l&#8217;empêchait de valider quoi que ce soit. Maintenant, la situation est différente. Silliw voit clairement ses options. Quelques rares sont captivantes mais aucune comme l&#8217;appel des fourmis. Silliw ne sait pas à quel point. L&#8217;Ina sait. L&#8217;option la plus ridicule semble être la plus prometteuse. Silliw est fébrile. L&#8217;Ina communiquait avec eu depuis longtemps. Silliw n&#8217;a plus envie de dormir. Les fourmis attendent.</p>
<p>* Langage utilisé depuis le crétacé par les fourmis et certaines guêpes. L&#8217;interprétation parfois difficile dû à la nature ambiguë du langage produit une traduction plus ou moins fiable.</p>
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		<title>Silliw IV: La persistance de Ry Gibson (1852)</title>
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		<pubDate>Thu, 28 Jan 2010 19:57:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[ La logique aurait voulu que le jeune Eli Mann reste chez lui mais l&#8217;idée de faire peur au vieux Gibson prenait tout son sens surtout après avoir trouvé le Colt de son père et l&#8217;eau de vie artisanale qui restait dans sa tasse de chevet. Il pourrait dire à son paternel que Gibson couche [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-73" title="silliwnet copy" src="http://abandon-of-a-band-done.com/wp-content/uploads/2009/07/silliwnet-copy.jpg" alt="silliwnet copy" width="100" height="100" /> La logique aurait voulu que le jeune Eli Mann reste chez lui mais l&#8217;idée de faire peur au vieux Gibson prenait tout son sens surtout après avoir trouvé le Colt de son père et l&#8217;eau de vie artisanale qui restait dans sa tasse de chevet. Il pourrait dire à son paternel que Gibson couche avec sa mère mais sa réaction serait trop dangereuse pour tout le monde. Eli l&#8217;aime mais comprend mal comment elle peut s&#8217;ouvrir les cuisses pour un noir. Son père serait furieux de voir ce qu&#8217;il a vu. Sur le chemin de Ry, Eli pouvait même s&#8217;assurer que son père, Cormac, était bel et bien chez Wilson. Il reconnait Blister, à l&#8217;entrée du bar, la nouvelle <span id="more-279"></span>monture de papa Mann. Le petit poursuit son chemin et fait semblant de tirer des oiseaux quand une calèche s&#8217;approche à vive allure. Eli bifurque vers la forêt pour éviter de stimuler les soupçons parce qu&#8217;à cette heure-là tout le monde se retrouve chez Wilson. Après quelque minutes dans le bois, il aperçoit le nid de Ry Gibson.</p>
<p>Cette maison a une place particulière dans les souvenirs d&#8217;Eli du temps où elle était vacante. Ses grands frères avaient volés une vieille carabine et se défoulaient sur tout ce qu&#8217;ils trouvaient. Une fois, Eli avait pu s&#8217;en servir quand Kurt, le plus vieux, voulait se faire pardonner de lui avoir tiré dans le pied. Quand Cormac tempestait, le pistolet au poing, les jeunes se cachaient au repère, dans le vieux poste de garde abandonné. Un refuge bien utile jusqu&#8217;au jour où les Gibson arrivèrent et s&#8217;y installèrent. Pour Eli c&#8217;était la première fois qu&#8217;il voyait des gens de couleurs et contrairement à la tendance populaire, il trouvait amusant ce nouveau souffle même s&#8217;il venait de perdre son échappatoire.</p>
<p>Eli s&#8217;approche de la maison en prenant soin de ne pas faire de bruit puisqu&#8217;un calme inhabituel plane sur le domaine Gibson. Eli sort tout de suite le Colt même si il n&#8217;a pas visualisé ce qu&#8217;il allait en faire. Il voit que le devant est éclairé et décide donc de passer par la remise qui donne sur le derrière de la maison. La porte est sortie de ses gonds depuis toujours mais celle de la maison est verrouillée de l&#8217;intérieur. Eli y pose son oreille gauche pour se faire un portrait de ce qui se passe mais après quelques secondes toujours rien. Il tire trois coups de feu sur la serrure, quitte à effrayer Ry, et pousse sur celle-ci mais sans succès. Malgré le vacarme, toujours aucun signe de vie. Eli décide de faire le tour et se présente devant la porte entrouverte puis la pousse avec son pied pointant l&#8217;arme devant, toujours rien. Le petit comprend maintenant qu&#8217;il ne donnera de leçon à personne mais décide de fouiller quand même. Eli prend une gorgée de whisky qui trainait sur la table de cuisine et commence sa chasse au trésor. Le sous-sol attira immédiatement Eli qui y trouva entre autre du tabac qu&#8217;il enfouit aussitôt dans ses poches. Soudainement des pas se font entendre au dessus de sa tête et sans réfléchir il se dirige vers l&#8217;escalier qu&#8217;il grimpe rapidement. Des murmures étranges proviennent de la salle de bain et Eli se prépare à tout en s&#8217;approchant de la source. Avant d&#8217;y jeter un regard, il prend la peine de regarder autour de lui.</p>
<p>-Your job&#8217;s not done!!!!</p>
<p>Eli recule d&#8217;un pas.</p>
<p>-Come on Satan be a man!!</p>
<p>Il reconnu la voix de Gibson mais quelque chose ne va pas, comme s&#8217;il est en train de se noyer. Eli se demande maintenant qui joue un tour à qui et se pointe la tête dans l&#8217;embrasure. Ce qu&#8217;il voit n&#8217;a rien d&#8217;une mauvaise blague; Ry est entre la cuve et le bain et retient ses entrailles de son mieux pendant qu&#8217;à l&#8217;endroit ou était sa jambe gauche le sang se déverse rapidement, il devrait être mort.</p>
<p>-What th..where&#8217;s the fucker?</p>
<p>Eli ne lui répondit pas tout de suite réalisant que la question porte un mauvais présage.</p>
<p>-What do you mean&#8230;Ry?</p>
<p>-Sh&#8230;Shoot me&#8230;</p>
<p>La réponse du vieux Gibson fut expulsé en même temps qu&#8217;un son d&#8217;agonie. Les traits pacifiés du visage font maintenant contraste avec le gâchis dans lequel il se trouve.</p>
<p>-Take your g&#8230;</p>
<p>Eli ne s&#8217;est même pas aperçu avoir échappé le Colt et en le récupérant, compris maintenant que les pas qu&#8217;il avait entendu n&#8217;étaient pas ceux de Ry. En tombant au sol, Eli pu mieux réaliser ce qui se trouvait devant lui; une énormité pachydermique tentaculaire sans cou, sans trait. Même s&#8217;il cache son visage, Eli peut sentir son magnétisme grandir et devenir un furetage de l&#8217;âme. La bête s&#8217;acquitte de sa tâche visiblement sans effort et en fait un spectacle plus macabre que grotesque. Eli est inhabité, peinturé dans le coin opposé à l&#8217;agonisant et tient le Colt de son père comme si c&#8217;était un chapelet au moment où la bête s&#8217;exprima.</p>
<p>-You know he begged you to kill him?</p>
<p>Eli entend les derniers sons macabres de Ry qui s&#8217;évanouissent et ne peut que l&#8217;envier d&#8217;être mort. La bête qu&#8217;il a devant lui dépasse la raison, même celle d&#8217;un enfant d&#8217;onze ans.</p>
<p>-Don&#8217;t worry Eli, I&#8217;m a friend of the family&#8230;just call me Silliw.</p>
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		<title>Solo de Banjo est né et dévore son placenta</title>
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		<pubDate>Sun, 15 Nov 2009 19:46:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le mal s&#8217;est finalement propagé chez Studio 9 (5835 St-Hubert), Fichtre (436 De Bienville), Planète BD (3883 St-Denis), LSC (5730 Sherbrooke est), Marché du livre (801 Maisonneuve est), Librairie Bertrand (3544 Avenue du Parc), Plume &#38; Chocolat (3275 Ontario est), les Librairies Raffin (6330 St-Hubert et à la place Versailles), Librairie Monet (2752 de Salaberry) [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le mal s&#8217;est finalement propagé chez Studio 9 (5835 St-Hubert), Fichtre (436 De Bienville), Planète BD (3883 St-Denis), LSC (5730 Sherbrooke est), Marché du livre (801 Maisonneuve est), Librairie Bertrand (3544 Avenue du Parc), Plume &amp; Chocolat (3275 Ontario est), les Librairies Raffin (6330 St-Hubert et à la place Versailles), Librairie Monet (2752 de Salaberry) et la Librairie du Square (3453 St-Denis)&#8230;Aussi à Laval chez Raffin (1820 Pierre-Péladeau) et chez cosmos (1884 St-Martin ouest)&#8230;.Dégustez le premier solo!!!</p>
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		<title>MON SOLO SE POURSUIT&#8230;</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Sep 2009 21:26:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Mes 15 premières planches sont maintenant devant vous&#8230;Les évènements convergent vers l&#8217;inévitable et je n&#8217;aime pas mon rôle&#8230;Je ne me reconnais plus et je ne vois plus de la même façon&#8230;Buckliss n&#8217;est plus qu&#8217;un rêve qu&#8217;on oublie graduellement.
-Banjo
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Mes 15 premières planches sont maintenant devant vous&#8230;Les évènements convergent vers l&#8217;inévitable et je n&#8217;aime pas mon rôle&#8230;Je ne me reconnais plus et je ne vois plus de la même façon&#8230;Buckliss n&#8217;est plus qu&#8217;un rêve qu&#8217;on oublie graduellement.</p>
<p>-Banjo</p>
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		<title>Silliw IV: La persistance de Ry Gibson (1852)</title>
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		<pubDate>Wed, 19 Aug 2009 02:02:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La logique aurait voulu que le jeune Eli Mann reste chez lui mais l&#8217;idée de faire peur au vieux Gibson prenait tout son sens surtout après avoir trouvé le Colt de son père et l&#8217;eau de vie artisanal qui restait dans sa tasse de chevet. Il pourrait dire à son paternel que Gibson couche avec [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-73" title="silliwnet copy" src="http://abandon-of-a-band-done.com/wp-content/uploads/2009/07/silliwnet-copy.jpg" alt="silliwnet copy" width="100" height="100" />La logique aurait voulu que le jeune Eli Mann reste chez lui mais l&#8217;idée de faire peur au vieux Gibson prenait tout son sens surtout après avoir trouvé le Colt de son père et l&#8217;eau de vie artisanal qui restait dans sa tasse de chevet. Il pourrait dire à son paternel que Gibson couche avec sa mère mais sa réaction serait trop dangereuse pour tout le monde. Eli aime sa mère mais comprend mal comment elle peut s&#8217;ouvrir les cuisses pour un noir. Son père serait furieux de voir ce qu&#8217;il a vu. Sur le chemin de Ry, Eli pouvait même s&#8217;assurer que son père était bel et bien chez Wilson. Il reconnait Blister, à l&#8217;entrée du bar, la nouvelle monture de papa Mann. Le <span id="more-265"></span>petit poursuit son chemin et fait semblant de tirer des oiseaux quand une calèche s&#8217;approche à vive allure. Eli bifurque vers la forêt pour éviter de stimuler les soupçons parce qu&#8217;à cette heure-là tout le monde se retrouve chez Wilson. Après quelque minutes dans le bois, il aperçoit le nid de Ry Gibson.</p>
<p>Cette maison a une place particulière dans les souvenirs d&#8217;Eli du temps où elle était vacante. Ses grands frères avaient volés une vieille carabine et se défoulaient sur tout ce qu&#8217;ils trouvaient. Une fois Eli avait pu s&#8217;en servir quand Kurt, le plus vieux, voulait se faire pardonner de lui avoir tiré dans le pied. Quand Cormac, le père, tempestait le pistolet au poing, les jeunes se cachaient au repère jusqu&#8217;au jour où les Gibson arrivèrent. Pour Eli c&#8217;était la première fois qu&#8217;il voyait des gens de couleurs et contrairement à la tendance populaire, il trouvait amusant ce nouveau souffle même s&#8217;il venait de perdre son échappatoire.</p>
<p>Eli s&#8217;approche de la maison en prenant soin de ne pas faire de bruit puisqu&#8217;un calme inhabituel plane sur le domaine Gibson. Eli sort tout de suite le Colt même si il n&#8217;a pas visualisé ce qu&#8217;il allait en faire. Il voit que le devant est éclairé et décide donc de passer par la remise qui donne sur le derrière de la maison. La porte est sortie de ses gonds depuis toujours mais celle de la maison est verrouillée de l&#8217;intérieur. Eli y pose son oreille gauche pour se faire un portrait de ce qui se passe mais après quelques secondes toujours rien. Il tire trois coups de feu sur la serrure, quitte à effrayer Ry, et pousse sur celle-ci mais sans succès. Malgré le vacarme, toujours aucun signe de vie. Eli décide de faire le tour et se présente devant la porte entrouverte puis la pousse avec son pied pointant l&#8217;arme devant, toujours rien. Le petit comprend maintenant qu&#8217;il ne donnera de leçon à personne mais décide de fouiller quand même. Eli prend une gorgée de whisky qui trainait sur la table de cuisine et commence sa chasse au trésor. Le sous-sol attira immédiatement Eli qui y trouva entre autre du tabac qu&#8217;il enfouit aussitôt dans ses poches. Soudainement des pas se font entendre au dessus de sa tête et sans réfléchir il se dirige vers l&#8217;escalier qu&#8217;il grimpe rapidement. Des murmures étranges proviennent de la salle de bain et Eli se prépare à tout en s&#8217;approchant de la source. Avant d&#8217;y jeter un regard, il prend la peine de regarder autour de lui.</p>
<p>-Your job&#8217;s not done!!!!</p>
<p>Eli recule d&#8217;un pas.</p>
<p>-Come on Satan be a man!!</p>
<p>Il reconnu la voix de Gibson mais quelque chose n&#8217;allait pas, comme s&#8217;il était en train de se noyer. Eli se demande maintenant qui joue un tour à qui et se pointe la tête dans l&#8217;embrasure. Ce qu&#8217;il voit n&#8217;a rien d&#8217;une mauvaise blague; Ry est entre le siège de toilette et le bain et retient ses entrailles de son mieux pendant qu&#8217;à l&#8217;endroit ou était sa jambe gauche le sang se déverse rapidement, il devrait être mort.</p>
<p>-What th..where&#8217;s the fucker?</p>
<p>-What do you mean?</p>
<p>Le sang transforme sa voix et maintenant son visage dont les traits se pacifient à mesure que la douleur le quitte.</p>
<p>-Take your g&#8230;</p>
<p>Eli ne s&#8217;est même pas aperçu avoir échappé le Colt et en le récupérant, compris maintenant que les pas qu&#8217;il avait entendu n&#8217;étaient pas ceux de Ry. En tombant au sol, Eli pu mieux réaliser ce qui se trouvait devant lui; une énormité pachydermique tentaculaire sans cou, sans trait. Même s&#8217;il cache son visage, Eli peut sentir son magnétisme grandir et devenir un furetage de l&#8217;âme. La bête s&#8217;acquitte de sa tâche visiblement sans effort et en fait un spectacle plus macabre que grotesque. Eli est inhabité, peinturé dans le coin opposé à l&#8217;agonisant et tient le Colt de son père comme si c&#8217;était un chapelet au moment où la bête s&#8217;exprima.</p>
<p>-You know he begged you to kill him?</p>
<p>Eli entend les derniers sons macabres de Ry qui s&#8217;évanouissent et ne peut que l&#8217;envier d&#8217;être mort. La bête qu&#8217;il a devant lui dépasse la raison, même celle d&#8217;un enfant d&#8217;onze ans.</p>
<p>-Don&#8217;t worry Eli, I&#8217;m a friend of the family&#8230;just call me Silliw.</p>
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		<title>Citation II</title>
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		<pubDate>Sun, 16 Aug 2009 20:25:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[News]]></category>

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		<description><![CDATA[J&#8217;ai finalement trouvé ce que j&#8217;avais en commun avec Viktor, je ne parle jamais d&#8217;amour. Lui, l&#8217;a probablement jamais ressenti tandis que moi, je ne l&#8217;ai jamais compris. Je pense à elle de la même façon que j&#8217;aborde un combat, une job à finir. La préparation ne sert à rien avec les femmes, il faut [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>J&#8217;ai finalement trouvé ce que j&#8217;avais en commun avec Viktor, je ne parle jamais d&#8217;amour. Lui, l&#8217;a probablement jamais ressenti tandis que moi, je ne l&#8217;ai jamais compris. Je pense à elle de la même façon que j&#8217;aborde un combat, une job à finir. La préparation ne sert à rien avec les femmes, il faut laisser de côté nos points de repères.</p>
<p>- Banjo (2002)</p>
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