Silliw III: Sarnia’s tribal intervention (1791)
August 2nd, 2009
Les premières années de Silliw sur terre ont été douloureuses pour celle-ci, spécialement pour le règne animal. Des rages incontrôlables survenaient au plus fort de la lutte entre lui et son Ina ce qui le forçait à retraiter loin des hommes mais près des bêtes. Pour contenir sa dualité il devait absolument se soustraire à la cacophonie de l’hommerie. Silliw ne s’approchait pas vraiment des humains à cet époque et en les évitant tuait arbitrairement les prédateurs de la forêt canadienne. Aux frontières du Québec et de l’Ontario la rumeur courait à l’effet que le dieu coyote sévissait tuant tout sur son passage.
Silliw ne se fondait pas encore dans le peuple et son allure grotesque faisait de lui un accroc dans les conceptions de l’époque. Pendant ses combats quotidiens avec lui-même, il avait assimilé la plupart des concepts véhiculés dans les alentours ainsi que la quasi-totalité de l’anglais et des bribes de français. La férocité de l’âme des premières nations repoussait naturellement Silliw qui ne supportait pas sa fougue. Dommage pour ce camp Huron qui se trouvait sur l’itinéraire du plus grand fléau que la terre avait mis au monde. Silliw s’approche du premier tipi et y introduit un de ses notab avec au bout le buste et la tête d’un ours fraîchement abattu. Les trois Hurons à l’intérieur réagissent à peine même si un des trois se lève brusquement, il n’intervient pas. Silliw brandit la carcasse comme une marionnette.
-Can you tell me what’s inside my mouth? Is it an immortal taste of misunderstanding towards the human race? Is it the flavorless presence of my own agonizing existence? I don’t want to bore you with my interrogations but is any of you gonna help me experience death?
Celui qui s’était levé se rassit aussitôt que Silliw prit sa pause. Les trois Hurons ne comprennent rien et la possibité d’une mauvaise blague n’est plus possible, ils sont devant l’odieux.
-I met the coyote god just outside the camp and killed it against my will. I cannot die unless you prove me otherwise. Take my……
Silliw laisse tomber la carcasse pendant que deux autres notabs arrachent du sol le tipi. Une fois leurs yeux ouverts les trois Hurons ne peuvent que constater que la bête s’en est retournée, arrachant les arbres comme de la mauvaise herbe. Silliw n’aura ensuite plus de contact avec les humains avant le prochain siècle.
J’aime bien le terme ”hommeries”…Ça rime avec ”Ânneries”…:P J’ai hâte de voir les images! Déjà là, j’ai une bonne représentation mentale de l’écriture…Donc l’écriture, selon moi ,est bonne!
Comment by Charles — August 8, 2009 @ 1:33 am