Jacobsoone II: La route du St-Laurent (1771)
July 16th, 2009
25 novembre: Le fleuve est grandiose et ses deux rives enfantent, du mieux qu’ils peuvent, des villages sans histoires qui prendront de l’assurance. Le temps est plutôt doux mais mes nuits sont féroces. Je fais le même rêve depuis deux nuits, le même qui me réveille et qui recommence quand mes paupières s’effondrent. Ça me rappelle les rêves que je faisais à Rotterdam quand j’eus compris ce que mon père faisait depuis que ma mère nous avait quittés. Je crois que nous serons à Montréal dans quelques heures. (more…)
Jacobsoone I: Le retour de Nîmes (1771)
July 16th, 2009
12 novembre: Le retour fut pénible. Je vais rester ici le temps qu’il faut, la ville de Québec est magnifique. J’ai besoin d’un bain chaud, ma peau empeste l’urine de rat. Je commence à être un peu flétri pour ce genre de voyage, je me sens comme le vieux continent. Comment trouves-tu ma nouvelle langue de travail, Zee? C’est peut-être la dernière que je t’apprendrai, je l’aime bien.
15 novembre: Jamais je n’aurais cru que mon français allait me donner accès aussi facilement à ce bas Canada. J’en comprends mieux la (more…)
A band done I: Let’s make it happen (1969)
July 16th, 2009
C’est une journée plutôt normale à San Diego, l’humidité transportée par des vents puissants donne de la misère à Mad Mike. Il tente ardemment de mettre le feu à son joint mais sans succès. Big Ben arrête la voiture sur la voie d’accotement et le regarde avec un mépris mal camouflé.
-What the fuck you lookin’ at!
-I’m looking at a guy about to break the legs of another guy twice his size (more…)
Buckliss II: Mes traces sont pâles mais je les couvres quand même (Perebundis)
July 16th, 2009
Les forces sont partout. Les Orrereuk sont prêts à tout. Ils ont compris. Les forces attendent. Des Orrereuk patients, c’est des Orrereuk infaillibles. Olliriss mobilise les plus anciens, les plus crains. Chaque portée qu’elle protège inspire l’inconfort. La zone de noirceur retient son souffle et les Orrereuk sont debouts les mains autours du cou des Fah Orre. Ils sont prêts et attendent qu’ils soient détectables. L’enfant de la pénombre est vulnérable seulement l’instant de sa naissance. Les Orrereuk (more…)
Buckliss I: Un délicat apprentissage (2003)
July 16th, 2009
Buckliss et le coma sont comme le roitelet et le crocodile. D’un point de vue extérieur, l’oiseau court à sa perte mais la vérité est plus fantastique que les apparences. Quand l’Ina plonge son hôte dans une sévère léthargie, c’est pour mieux prospecter une menace et la gérer adéquatement. Les dangers sont si nombreux sur Perebundis que les Fah Orre sont pratiquement toujours en hibernation et sont par conséquent les plus inatteignables de la planète. Leur système de défense atteint son apogée dans cet état comateux et a démontré aux ambitieux que la chasse allait être pénible, surtout pour les Orrereuks. (more…)
Banjo’s song II: Please bend over Mr. Mann (2003)
July 16th, 2009
Lickin’ chops after a squeaky meal
it’s for real this time and it’ gonna be quick
the gutless answer pouring from a mouth about ready to spend the night in my hell
blow that f*** horsecock Mr.Mann
youre a mean mean man (more…)
Banjo’s song I: Hey Silliw! (2003)
July 16th, 2009
Hey Silliw
can I call you Willy
don’t ask for a cigarette
he’ gonna smoke your soul to death (more…)
Silliw II: Mean mean Mann (1852)
July 15th, 2009
Dans un débit de boisson de l’Ontario où l’alcool et les brutes sauvages se côtoient, Silliw fait son entrée. C’est l’époque où se fondre dans la masse ne devient plus un obstacle pour Silliw. Le temps est parfait pour finalement rencontrer Mr. Mann, un entrepreneur féroce avec une lourde réputation.
Silliw est déjà assis depuis un bout de temps quand Mr. Mann fait son entrée sous les regards prudents des habitués, certains le saluent de la tête, d’autres font semblant de l’ignorer. Mr. Mann s’approche du bar et prend place (more…)
Silliw I: Winston et Charles (1991)
July 15th, 2009
Silliw débarque chez Wilson ”bienvenue aux dames” et cède à l’excitation de rencontrer Charles le vieil écrivain aveugle dont le chauvinisme n’a d’égal que son statut de poéteux déchu.
-Bonjour étranger…asseyez vous donc au nom du verbe vigoureux à moins que vous ne soyez un…
-ivrogne sans verbe…soyez sans crainte je ne vais rien boire autre que vos paroles tant qu’elles porteront la pertinence.
-Vous pouvez m’appelez Charley! (more…)